lundi 5 novembre 2007

Le capital guerrier. Concurrence et solidarité entre jeunes de cité


Le capital guerrier. Concurrence et solidarité entre jeunes de cité

Un ouvrage de Thomas Sauvadet (Armand Colin, novembre 2006, 304 p24€.)

http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=1763

3 commentaires:

fabien (aubenas) a dit…

La vie des jeunes de banlieues vu de l'intérieur!
L'auteur a passé plusieurs années avec differentes "bandes" reparties dans trois quartiers parisiens et marseillais. Il decrit l'apreté des conditions de vie et la concurrence qui regne pour l'accés aux ressources valorisées ( voitures, drogues...).
coeur de son ouvrage, construire et disposer d'un capital guerrier (ensembles des dispositions physiques et psychologiques qui permettent d'instaurer peur , crainte et respect) permet à l'instar du capital culturel dans la vie "normale" de bien reussir dans la cité.
Un ouvrage passionnant, violent, déroutant et qui provoque un certain malaise face a une description d'un univers qui s'apparente a une jungle au sein de laquelle aucune faiblesse n'est permise.Ce qui a plutot tendance a renforcer les préjugés sur les "jeunes de banlieues

les echovores a dit…

Sujet: rapports entre les groupes dans les banlieues, analyse de leur hiérarchie et de leurs comportements!
Résumé: une analyse des comportements des jeunes des cités qui permet de déterminer leurs rôles dans cette société en marge qu'ls se sont crées. Distinction de plusieurs "classes sociales": les leaders, les suiveurs et les toxocomanes; chacune de ces catégories en contient d'autres selon les comportements.
Une série de portraits de ces jeunes est proposée, le schèma est souvvent le même: echec scolaire, marginalisation, consommation et vente de stupéfiant puis prison.
+: une autre vision des choses est proposée, on se rend compte que notre société est en partie responsable des dérives délinquantes.
Notamment au niveau scolaire, pour ceux qui arrivent au lycée: ils passent d'un collège de banlieue à niveau moyen à un lycée ou toutes les catégories sont présentes et le niveau supérieur. Ainsi, leurs codes et leurs normes ne sont plus dominantes et ils se sentent perdus; c'st ici que faillit l'éducation nationale en ne permettant pas à ces élèves de s'intégrer, en ne leur offrant pas d'autres alternatives que la coercition pour les faire renter dans le rang.
-: une impression d'évidence, rien n'est vraiment surprenant. A la fin de ce livre, on a la fierté de pouvoir se dire: "je le savais"
Apporte une relflexion sur les facteurs de déviances mais reste très caricatural (idéaux-types).
Stéfan M'Boungou 1ES 3 Lycée Virlogeux RIOM (63)

les echovores a dit…

le livre traite des relations entre les différents groupes sociaux dans les banlieues.

En point positif : nous trouvons une autre vision du sujet, que celles proposées habituellement. De plus, la lecture est facile.

En point négatif : une vision assez caricaturale des banlieues, des gens qui y vivent.

Juliette Coatrieux, 1ES3, lycée Virlogeux, RIOM (63)