mercredi 3 octobre 2012

Deux générations dans la débine. Enquête dans la pauvreté ouvrière



 
8 Jean-François Laé, Numa Murard, Deux générations dans la débine. Enquête dans la pauvreté ouvrière, Paris,
Bayard, 2011, 420 p., 21 .


Compte rendu de Sophie Maunier : http://lectures.revues.org/8109
 A la fin des années 1970, Numa Murard et Jean-François Laé avaient conduit une première enquête à Elbeuf, ville ouvrière de Seine Maritime. Dans les cités provisoires édifiées à la hâte pour éponger les bidonvilles et les taudis, les dernières "poches de pauvreté" semblaient alors devoir s'effacer. Grosse erreur. Aujourd'hui en France, la fragilité des chômeurs de longue durée et des travailleurs pauvres est une réalité familière et presque acceptée, tant elle est massive.
Trente ans après, les deux sociologues sont revenus dans la ville pour y rencontrer les anciens de la cité, Leurs enfants et petits-enfants, enregistrer les changements, les formes nouvelles de la vie familiale, l'adaptation à la précarité économique. La parole et les sentiments explosent. Nous saisissons de l'intérieur l'expérience de la pauvreté.

13 commentaires:

lyceebenjaminfranklinauray a dit…

Le livre " Deux générations dans la débine. Enquête dans la pauvreté ouvrière" m'a beaucoup intéressé puisque le sujet qu'il traite est au coeur des sujets d'aujourd'hui. En effet, ce livre mentionne les inégalités sociales à travers les histoires de Pascale, Papi et Jeanine qui nous montrent l'image peu optimiste de la situation des plus faibles en France. De plus, ce live nous dit que Jean-François Laé et Numa Murard ( les auteurs du livre ) avaient déjà fait une enquête à Elbeuf à la fin des années 70. Le plus flagrant c'est qu'après 30 ans rien n'a évolué et changé dans cette ville.
Pour moi ce livre est un peu caricatural au niveau des HLM puisque qu'il montre la délinquance et le chômage qu'il peut y avoir dans ce type de logement.

Thuriane Le Calve, Lycée Benjamin Franklin Auray

marinette7474 a dit…

Ce livre ("Deux générations dans la débine") est très intéressant, toutefois je n'ai pas réussi à le finir car je l'ai trouvé un peu top long et quelques fois répétitif. Malgré ces quelques défauts j'encourage les autres lecteurs à le lire, car on découvre l'origine des cités HLM et comment elles ont évolué ainsi que leurs habitants. C'est après tout un sujet très français !
Marine Papillon, Annemasse Lycée Jean Monnet

Lycée Alain Le Vésinet a dit…

Lycée alain Le Vésinet

Deux générations dans la débine Cet ouvrage est une étude sociologique sur la vie des habitants de la cité d’Elbeuf. Les auteurs sont en immersion chez ces habitants. Nous y découvrons la solidarité, la pauvreté et la délinquance dans la classe ouvrière.
Cet ouvrage est composé de deux parties, la première décrit l’état actuel de la cité d’Elbeuf et la seconde partie est appelée « l’archive » et les auteurs nous décrivent la vie de la cité dans les années 70.
Pour ma part, je n’ai que lu la partie « flash-back » car la particularité de ce livre est que nous pouvons lire séparément la première et la seconde partie.
L’enquête se déroule dans une cité en Normandie, Elbeuf. Les habitants sont issus de la classe ouvrière et n’ont pas un niveau de vie très élevé. C’est au travers d’anecdotes que les auteurs nous montrent les difficultés que rencontrent les habitants durant les années 70. Ces personnes n’ont pas beaucoup d’argent et pour subvenir à leurs besoins ils doivent par exemple mentir pour avoir des allocations ou bien même voler. Les personnages sont tous solidaires entre eux car ils sont tous dans le même cas et ils se serrent les coudes. Ce qui m’a plu c’est que ce livre nous permet d’ouvrir les yeux sur un mode de vie qui n’est pas forcement le nôtre et y découvrir des choses comme le principe des allocations, la vie en communauté ou bien les ruses des habitants pour vivre correctement. Je trouve ce livre quelque peu touchant car j’ai pu remarquer que même s’ils ne sont pas très riches et qu’ils ne vivent pas très confortablement, les habitants de la cité ne semblent pas malheureux.
Ce livre est simple à lire, on a l’impression que l’on nous raconte une histoire grâce aux anecdotes qui nous fait rentrer dans la vie des gens, tel un spectateur. J’ai apprécié ce livre, car nous n’avons pas besoin de connaître du vocabulaire technique d’économie ou de sociologie. Je conseille ce livre pour les personnes curieuses qui veulent découvrir la vie de la classe ouvrière des années 70.
Salomé Cohen , 1èreES4

Marcelin BERTHELOT a dit…

Lycée Marcelin Berthelot
Les auteurs reviennent sur les lieux où ils étaient venus trente ans auparavant, pour constater l'évolution de la pauvreté ouvrière.
Les cas sont bien décris et les descriptions sont importantes, ce qui m'a été agréable pour vraiment bien comprendre la situation des ménages et donc, de l'histoire complète.
Il livre la simple réalité qui se passe partout ce qui m'a permis de me rendre compte des différentes situations économiques et sociales. Il permet aussi de voir les évolutions familiales et professionnelles depuis la fin du XX° siècle.
Je n'ai pas eu de difficultés pour comprendre l'histoire et le vocabulaire employé. Cette histoire est compréhensible pour tout le monde.
Malheureusement, j'ai vu des répétitions de cas et donc d'histoires concernant les habitants des quartiers d'Elbeuf.
L'histoire en général m'a plut et je ne regrette pas de l'avoir lu.
En remerciant les auteurs pour leur investissement.
Benjamin Martinez

Lycée Alain Le Vésinet a dit…

Deux génération dans la débine est une enquête sociologique menée par deux sociologues : Jean-François Laé et Numa Murard qui ont mené un travail de terrain inédit sur une cité en Normandie en pleine mutation sociale. C’est ce retour en arrière qui fit « naitre » ce livre.
Comment les générations successives font-elles face à cette réalité, quelles armes utilisent-elles ?

Ce livre a été divisé en deux parties, les deux sociologues ont décidé après la première enquête sociologique de revenir 30 ans plus tard sur les lieux de leur première enquête.

Je conseille ce livre pour son accessibilité, qui touche le lecteur : des ruptures familiales douloureuses, un parcours chaotique de fuites devant les huissiers et de lutte contre la radiation de l’assurance chômage. Son aspect en deux “voies“, passé et présent, permet un choix et une certaine liberté pour le lecteur. Néanmoins, avis au lecteur et pour ceux qui aiment lire, ce livre est d’une longueur conséquente et un vocabulaire socio-économique est souvent présent et demande une recherche ou des connaissances appropriées.

Simon Chauvel a dit…

"Deux générations dans la débine" écrit par Jean François Laé et Numa Murard, tous deux sociologues, est un livre de sociologie retranscrivant la vie quotidienne des habitants d' une cité d'Elbeuf en Seine-Maritime.

Ce livre est divisé en deux parties:
-l'enquête récente (2010)
-puis l'enquête passée (1984)

Je vous conseille de les lire dans cet ordre: d'abord l'enquête passée puis l'enquête récente.
Ainsi non seulement vous éviterez d'être spoiler mais vous pourrez alors suivre chronologiquement les évenements. De ce fait vous constaterez ce que j'ai constaté.

Evidemment je ne parle pas de la situation précaire des habitants de la cité d'Elbeuf, qui malgré les années est restée inchangée voire aggravée. Non désolé, mais cela le titre du livre l'a déjà précisé.Ce ne fut pas une surprise malheureusement, mais en plus de cette constatation...

Il faut surtout se demander comment cela a été possible, enduré par les habitants et comment faire pour éviter ce genre de situation.

En écrivant ce livre, leurs auteurs ont cherchés à médiatiser certaines vérités mais aussi à nous amener à nous poser des questions, auquelles on devrait répondre et faire en sorte de remédier aux problèmes que celles-ci ont apportées.

Les habitants de la cité d'Elbeuf, pour subsister, ont basés leur groupe social sur une solidarité totale. Mais enfermés sur eux-mêmes, pouquoi ? Trouvez vous-mêmes !

Mais ce qu'il faut retenir de ce fait, c'est qu'ainsi, ils ne peuvent que tourner en rond...( rappel à l'introduction qu'il ne faut absolument pas passer = citation de Lionel)

Comment changer tout ça ?
Je vous propose de lire ce livre, d'y réfléchir par vous-mêmes et d'en débattre avec vos camarades...

Bonne lecture à tous !

Simon Chauvel, Première ES, Lycée Jules Froment.

Lycée Benjamin Franklin Auray a dit…

cet ouvrage fut très compliqué, il ne m'a pas plu. Le fait d'un retour en arrière puis d'un retour au présent ne fut pas agréable pour moi a lire. Ce livre est trop long et porte trop d'importance sur des détails par forcément nécéssaire.

kader marline a dit…

lycee Gutenberg creteil
Deux génération dans la débine est un livre ou est raconter le retour d'une enquete qui avait ete mené 30 ans auparavant par deux sociologues Jean-Francois Laé et nama Muard.Cette enquete s'est dérouler dans une cite en france pendant les changement économiques où les deux sociologues rencontre les enciens habitants de la cité.Dans ce livre ils raconte leur pauvreté leur difficulté dans la vie de tout les jours.Leur combat pour lutter contre le chomage.Ce livre est tres inteeresant qui nous aprend beaucoup de chose

1ère ES3 Lycée Jacques Cartier a dit…

" Deux générations dans la débine " est un livre que je trouve bien dans l'ensemble. Cela dit,je trouve que le livre est assez compliqué.Il y a trop de personnages à mon goût.Il y a aussi trop d'histoire qui sont racontées avec par moments des enchaînements illogiques.Pour mieux comprendre " Deux générations dans la débine ", il faudrait lire avant " L'archive ", l'ouvrage que Jean-François Laé et Numa Murard avaient écrit 30 ans avant et qui était déjà une enquête sociologique et économique des mêmes personnages que l'on retrouve ici.
Je ne conseille pas forcément ce livre à un public lycéen car les auteurs emploient des termes assez techniques, ce qui rend le livre assez " lourd " arrivé à un moment.
Il est trop long.

Laurence a dit…

Deux générations dans la débine est un livre qui nous a plu. Contrairement aux autres commentaires, nous avons trouvé qu'il n'était pas nécessaire, bien que cela soit plus intéressant, de lire l'enquête préliminaire datant de 30, il suffit de le savoir. De plus, l'ouvrage fait des comparaisons, donc rappelle la première enquête. Nous avons aimé les passages parlant de la vie des habitants, des anecdotes simples, sans une analyse complexe de chaque fait; cela le rend par moment amusant et agréable à lire. Les termes sociologiques employés entrent dans le programme des S.E.S., et sont expliqués et illustrés.
En revanche, un passage du livre parle de la photo en couverture ; le problème est que celle–ci n’est pas entière, l’édition a supprimé des personnages. Il est un peu long et certains chapitres sont inintéressants, mais il reste très bien et agréable à lire.
Camille et Laurie
(Lycée Pierre Béghin, Moirans, Isère)

Lycée René Cassin (91) a dit…

Ce livre est une enquête sociologique sur la pauvreté. Le sujet est intéressant, il permet de voir la réalité d'hier et d'aujourd'hui (1970 et les années 2000). Le sujet étant bon, il faut un vocabulaire adéquat qui est parfois difficile à comprendre.

Joshua Pierre 1ES2

Lycée René Cassin (91) a dit…

Nous pensons que ce livre est écrit de façon très particulière du fait qu'il mélange les styles d'écriture avec les différents témoignages ainsi que ses propres appréciations. Les avis sont partagés sur l'enquête qui a été menée. L'une d'entre nous a pensé que l'enquête se dispersait trop tandis que les autres ont apprécié le style d'écriture et l'abondance des données.Malgré tout, nous recommandons toutes ce livre puisqu'il reste très enrichissant.

Morgane Jouin, Chloé Sirou et Sophie Destiné 1ES1

Marjorie Kara a dit…

J'ai trouvé le livre "Deux générations dans la débine" très passionnant. Les histoires sont très captivantes et touchantes notamment celle de la grand mère Michèle qui réclame la garde de sa petite fille Angelina (page 63). Je tiens réellement à féliciter les travaux de ces deux socioloques qui ont dû être parfois complexe j'imagine du fait par exemple de la disparition de certaines personnes et de la difficulté à reprendre contacte.
Marjorie Kara, Terminal ES au lycée André Malraux (Montereau Fault Yonne)